Semaine des métiers du transport & de la logistique 2026

Le secteur du transport et de la logistique a toujours le vent en poupe. Les créations d'emplois sont nombreuses : magasiniers, caristes, préparateurs de commandes, déménageurs, responsables d'entrepôt, agents de quai... Saisissez les opportunités !

Transport et logistique : des milliers d’emplois accessibles sans le bac

Le baccalauréat est souvent demandé pour s’insérer sur le marché du travail. Mais dans le transport et la logistique, de nombreux métiers sont accessibles sans ce diplôme en poche. 

Dans un secteur qui recrute beaucoup sur le terrain, l’expérience et les formations courtes comptent plus que les diplômes du secondaire et du supérieur. (sources : France Travail)

Les métiers du transport accessibles sans le bac

Les métiers de la logistique accessibles sans le bac

  • Préparateur, préparatrice de commandes : accessible avec un CAP, accompagné d'une formation spécifique en entreprise. Il est également possible de passer par un Titre Professionnel ou un Certificat de qualification professionnelle (CQP). 
  • Cariste : accessible via l'un des Certificats d'aptitude à la conduite en sécurité (CACES) pour chariots de manutention. 
  • Magasinier, magasinière : accessible avec ou sans qualification préalable, mais la possession du CACES (Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité) est souvent requise. 
  • Agent, agente de quai de messagerie : accessible sans qualification ou diplôme spécifique. 
  • Agent, agente de piste : accessible sans diplôme ni expérience professionnelle. 
  • Manutentionnaire : accessible sans diplôme ou qualification. 
  • Ouvrier, ouvrière de manutention portuaire : accessible sans diplôme ou qualification. 
  • Pilote de drone : il n'existe pas de diplôme spécifique obligatoire, mais plusieurs certifications et formations sont nécessaires pour être en conformité avec la réglementation. Ces obligations réglementaires, de formation et d'activité, sont listées sur le site de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Par exemple, le Certificat d'aptitude théorique de télépilote (CATT) est obligatoire pour les pilotes professionnels. (sources : France Travail)

Bon à savoir

Avec l’expérience, certains accèdent ensuite à des postes de chef d’équipe logistique, responsable quai, voire affréteur ou exploitant transport, même sans bac au départ. Le Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (CACES), les permis spécifiques et les formations courtes (CAP, Titres Professionnels) sont souvent la clé. (sources : France Travail)

Le transport et la logistique, en route vers la mixité

Dans un secteur qui souffre de stéréotypes, la mixité progresse. Grâce à l’évolution des métiers et des technologies, le transport et la logistique souhaitent séduire un nouveau public : les femmes.

Dans ce domaine dit « masculin », les lignes bougent : selon le rapport 2024 de l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique (OPTL), les femmes représentent aujourd’hui 19 % des effectifs en France, contre 14 % en 2005, occupant davantage les fonctions de gestion ou d’administration que les métiers de la conduite (11 %) ou de la maintenance (6 %). Des métiers que les employeurs du secteur du transport et de la logistique souhaitent faire connaître aux femmes grâce à de nombreuses initiatives. 

Concilier vie personnelle et vie professionnelle

« Aujourd’hui, on peut être conducteur routier et débuter sa journée tôt le matin pour la terminer à 15 heures, en choisissant le transport de distribution par exemple, qui permet de concilier plus facilement vies personnelle et professionnelle », souligne Gaëlle Provensal-Raoux, DRH de XPO Logistics, dans une tribune de Vox Log. Les progrès techniques (direction assistée, cabines ergonomiques, automatisation) balayent l’idée qu’il faut être « costaud » pour exercer certains métiers. 

L’automatisation, comme la cobotique et même les exosquelettes, allègent désormais la pénibilité des tâches. Conductrice poids lourds, technicienne de maintenance, planificatrice de production, responsable transports ou encore directrice logistique : la supply chain offre un éventail de carrières encore méconnues des femmes.

Un levier de performance

Plus qu’une réponse à la pénurie de main-d’œuvre, la féminisation du secteur est un levier de performance, favorisant la collaboration, l’innovation et la satisfaction des équipes. « Promouvoir la représentativité femmes-hommes, c’est aussi être en phase avec la société », confirme la DRH de XPO Logistics. 

Pour accélérer la dynamique, les acteurs du secteur multiplient les initiatives. L’AFT, qui œuvre pour le développement des métiers et de la formation dans le secteur, a par exemple lancé le programme Itinéraire égalité pour valoriser les métiers auprès des femmes et proposer des actions de sensibilisation en milieu scolaire.  

Parmi d’autres illustrations, France Supply Chain met en avant des « Femmes inspirantes » via des webinaires. Certaines entreprises revoient également leurs pratiques : vestiaires et équipements adaptés, campagnes de communication montrant des rôles modèles féminins… 

Chez Stef, leader européen des services de logistique et de transport sous température contrôlée, l’objectif est d’atteindre 25 % de femmes au sein des effectifs à l’horizon 2030. « C’est l’ambition que nous nous sommes fixés avec le programme MIX’UP pour faire face aux préjugés de genre », explique le groupe, qui revendique un taux de féminisation de 21,99 % en 2024, au-delà de la moyenne nationale.  

La féminisation du secteur est en marche, reste à l’accélérer. Et pourquoi pas avec vous ?